crepin2005

Le blog, le blog fenêtre sur le monde, le monde intérieur du type, du type qui blogue, sur Internet.

25 juillet 2006

Le blog crepin2005 est admiratif

myleneMylène Farmer est née le 14 avril 1963 au Québec (1+4+6+3=14 ; 14, comme le jour de naissance de Mylène Farmer. Coïncidence ? Je ne crois pas.). Elle est rousse, mais ce n'est pas de sa faute. Son premier tube, Maman a tort, fait d'elle une star universelle. En chantant, elle exprime des émotions jusqu'ici inconnues, comme le trouble mêlé d'insouciance. Son premier album, Cendres de Lune, sort en 1986 ; 1+9+8+6=24 ; si l'on soustrait ensuite 10 à ce résultat (car on utilise pour ces calculs le système décimal, avec lequel nous sommes le plus familier), nous obtenons 14. Mylène Farmer joue dans le film Giorgino en 1994 (9-9=0, nous laissant avec 14). Mylène Farmer a 14 ans en 1977 (7+7=14). Elle a aussi les cheveux roux, mais c'est une teinture.

14 est le numéro atomique du Silicium, qui est rouge, comme la couleur capillaire adoptée par Mylène Farmer,  comme le sang des victimes de la guerre de 1914-1918, qui entraînera plus tard la seconde guerre mondiale, avec notamment les nazis. Les groupuscules néo-nazis utilisent souvent l'expression "les 14 mots", désignant le slogan de David Lane : "We must secure the existence of our people and a future for White children" ("Nous devons garantir l'existence de notre peuple et un futur pour (les) enfants blancs"). Cet aspect est clairement reflété dans les paroles de bien des chansons de Mylène Farmer, notamment Agnus Dei ("De mutilation / En soustraction / C'est la seule façon / De préserver notre race"). Il est bien connu que Mylène Farmer est une artiste aimant bousculer les tabous, sans aucune cohérence ou ligne directrice (Avant que l'ombre : "Jésus, j'ai peur / De la douleur / Des nuits de veille / Avec toi mon doudou" à comparer avec les paroles de Je te rends ton amour, clairement bien qu'allégoriquement adressées à son public : "Toi, tu m'as laissée / Me compromettre / Mais Dieu est unique / Et lui seul pourra me sauver"). Devrions-nous ainsi prendre les propos précédemment cités au sérieux, ou ne sont-ils qu'une basse provocation parmi tant d'autres, destinée à appeler un peu d'attention sur une artiste par ailleurs trop fainéante et trop peu concernée pour donner les interviews que nous mériterions ? Étant donné la gravité des thèmes abordés, nous laisserons au lecteur le soin de se forger une opinion propre.

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15 juin 2006

Le blog crepin2005 est moraliste

photo_chiot012Si l'on analyse les relations qu'entretiennent les hommes avec leurs animaux de compagnie, chien, cheval ou steak, on s'aperçoit bien vite que les liens qui les unissent sont tissés 1) d'amour de l'homme vers l'animal et 2) de nourriture de l'animal vers l'homme (sauf dans le cas du steak ; le steak n'a pas besoin de nourriture, il a besoin de se faire manger, et nous y reviendrons par la suite). Par conséquent, peut-on dresser un parallèle entre amour et nourriture ? Peut-on manger l'amour ? Si l'on est un animal (de compagnie principalement), oui, en transformant cet amour en nourriture par l'intermédiaire de l'homme. Alors que si on est un homme, non. Si l'on est un steak, qui est un animal de compagnie au statut particulier dans le sens qu'il est principalement de la nourriture et qu'il n'est de ce fait pas vraiment vivant, et ainsi ne peut être véritablement considéré comme un animal, de compagnie ou non, bien qu'il en provienne, mais est-ce bien important ?, si l'on est un steak, donc, je ne sais pas.

L'animal de compagnie permet-il d'oublier l'absurdité de la condition humaine, ou bien de la rationaliser en la projetant sur un petit chiot tout à fait crétin qu'on peut bien y foutre des grands coups de latte si l'envie nous prend, coups de latte qui symbolisent la réalisation de la condition de mortel sur le chien qui représente ta conscience. Battre un chien c'est extérioriser ton conflit existentiel, et c'est une belle métaphore. L'animal de compagnie empêche le monde de sombrer dans un nihilisme misérabiliste, et alors on peut continuer et faire avancer la civilisation, et l'histoire, et l'humanité, tous dans un bel élan progressiste.

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05 mai 2006

Le blog crepin2005, c'est idiot

02012604gJ'ai brûlé mon soutien-gorge en 68, j'étais là quand il fallait, j'ai vu l'histoire se former sous mes yeux, c'était l'histoire. L'histoire en marche. Nous ce qu'on voulait en 68, c'était faire sauter le couvercle poisseux de la morale judéo-chrétienne, et ça on l'a réussi. Je tiens toutefois maintenant à rappeler que je suis un homme. La destruction de mon soutien-gorge était-elle alors nécessaire, ou même souhaitable ? Me révolter contre ce symbole bourgeois déjà pris hors-contexte car plaqué sensuellement à mon corps pourtant viril mais aux mouvements non dénués d'une certaine grâce si j'ose dire éthérée, symbole retourné contre lui-même et contre l'ordre établi qui dit que l'homme ne doit pas porter de soutien-gorge ça ne se fait pas, n'était-ce pas me retourner contre mes idéaux, les idéaux d'une génération, de ma génération ? Étais-je malgré moi, dans le feu de l'action, devenu un contre-révolutionnaire ? Mais aurais-je alors dû accepter ce carcan qui déjà comprimait ma poitrine pourtant peu opulente car masculine ? Et puis au fond, la vraie libération, ne serait-ce pas réussir à se détacher entièrement de ces questions ? Oublier jusqu'au concept même de soutien-gorge, qu'il soit ou non perverti ? Ne plus devoir détourner les instruments du pouvoir, mais les faire totalement disparaître ? Et peut-être qu'il y a des gens qui aiment bien ça, les soutiens-gorge. Comment alors ne pas être fasciste ? Et pourquoi ne pas vouloir être fasciste ? La diabolisation du fascisme est-elle un concept bourgeois destiné, en la faisant se perdre dans une ronde sans fin de questions improductives, à étouffer dans l'oeuf ma révolte ? 

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11 avril 2006

Le blog crepin2005 pense à toi mon doudou

mekk3Il n'est pas d'amour plus grand et plus fort que celui qui permet d'obtenir des cheeseburgers en rab au McDonald's. Ou peut-être si, il y a l'amour qui te permet de transcender ton état d'homme mortel et te fait oublier l'absurdité de la vie, mais où est la bouffe gratuite ?

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06 avril 2006

Le blog crepin2005 est rassurant

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02 avril 2006

Le blog crepin2005 me fait bien marrer

119_c1dc1bc8b5c74d99e4a0e384a982359bDieu comme principe narratif, ou vice versa, ou autre : un yaourt, des toilettes, un cracheur de feu, tous prennent sens dans la grandeur de Dieu et font partie de son plan, son scénario. Et pourquoi pas un coup de théâtre à la fin, genre vous êtes tous damnés vous êtes tous damnés, j'étais le méchant qui se faisait passer pour le gentil. Dieu se doit en effet de reprendre les poncifs du cinéma hollywoodien, donnant ainsi à la vie un sens parfaitement net et prévisible même dans ses coups de théâtre. Parce que le déroulement narratologique de la vie permet de lui donner un sens. Et ensuite quand la mort approche on peut noter sa vie. -- Ah j'ai eu une bonne vie, ah je ne regrette rien. Je lui donne 8/10. Je lui donne quatre étoiles, hautement recommandée. J'ai eu de beaux enfants, j'ai fait quelque chose de bien, j'ai laissé mon empreinte. Mes enfants sont laids mais je les aime, ce sont mes enfants. J'ai apporté ma contribution à ce monde, j'ai aidé la vieille dame à traverser la rue, c'est important la vieille dame. Je peux mourir en paix, je peux me sacrifier pour le bien d'autrui, je donnerais ma vie si ça peut sauver un petit enfant, un petit enfant qui doit encore profiter de la vie, il est jeune, c'est important les enfants, c'est notre futur. Bon, peut-être pas un petit enfant, disons dix petits enfants. C'est héroïque, dix petits enfants. Les gens se souviendront de moi, je vivrai toujours dans leurs coeurs. C'est vraiment beau et c'est vraiment humain.

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14 mars 2006

Le blog crepin2005 est politique

unveloLe vélocipède est étonnamment similaire à l'humain, mais avec un guidon et des roues. Toutefois, contrairement à l'humain, le vélocipède peut rouler. L'humain, s'il veut rouler, doit monter sur un vélocipède et pédaler avec ses jambes, ses pieds et ses genoux. Le vélocipède, lui, n'a pas besoin de monter sur quoi que ce soit afin de rouler. Il roule juste. Il roule seul. Il roule porté par ses roues qui tournent en rond de façon cyclique, comme des roues, d'où le nom. Il convient à ce point de noter qu'un vélocipède roulant ainsi seul n'a pas réellement de fonction, ou alors on la comprend pas. Non, le vélocipède, pour avoir une fonction, doit, comme on l'évoquait plus haut, transporter un humain, ou autre, par exemple un chien, bien que le chien puisse difficilement utiliser ses jambes, ses pieds et ses genoux, qu'il ne possède pas, afin de pédaler et ainsi faire avancer le vélocipède, à moins qu'on construise un vélocipède spécifiquement conçu pour un chien, mais encore faut-il disposer de la technologie nécessaire (et il est de toute façon toujours possible pour un humain roulant sur un vélocipède de transporter un chien, en le portant par exemple dans ses bras, mais peut-être serait-il préférable, sinon nécessaire, de supprimer cet intermédiaire). C'est par l'humain que le vélocipède se réalise.

Pourtant, le vélocipède ne devrait-il pas tenter de se libérer de cet asservissement, de s'affirmer en tant que tel ? Pourra-t-on un jour voir un vélocipède pour ce qu'il est et non comme un simple instrument de l'humain ? N'est-il pas temps pour lui de se libérer de ses chaînes et d'oser dire "oui, regardez moi, je suis un vélocipède et j'existe". Non. Non, il ne devrait pas. Il ne devrait ni ne pourrait car, peut-être est-il bon à ce moment de le rappeler, le vélocipède, en tant qu'objet inanimé composé principalement de minéraux, ne dispose pas de conscience de soi.

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11 mars 2006

Le blog crepin2005 est scientifique

expertiseVeuillez trouver ici en format sonore digital MP3 un intéressant exposé sur un fromage qui nous touche : camembert.mp3

"Le camembert est un fruit. Ou plutôt, ce n'est pas un fruit. C'est un tas de lait fermenté. Le lait n'est pas un fruit non plus. Le lait sort du mammifère, qui n'est toujours pas un fruit, c'est prouvé scientifiquement." etc.

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09 mars 2006

Le blog crepin2005, c'est la tradition

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Le blog crepin2005, c'est la littérature

mark     "Pour prouver l'existence d'un être nécessaire, je ne dois me servir ici que d'un argument cosmologique, je veux dire d'un argument qui s'élève du conditionné dans les phénomènes à l'inconditionné dans le concept, en regardant cet inconditionné comme la condition nécessaire de la totalité absolue de la série. Il appartient à un autre principe de la raison d'en chercher une preuve dans la simple idée d'un être suprême entre tous les êtres en général, et cette preuve devra être présentée en particulier.
    Or, l'argument cosmologique pur ne peut démontrer l'existence d'un être nécessaire qu'en laissant indécise, ce faisant, la question de savoir si cet être est le monde lui-même ou s'il est une chose distincte du monde. En effet, pour résoudre cette question, il faut des principes qui ne sont plus cosmologiques et qui ne se trouvent pas dans la série des phénomènes, il faut des concepts d'êtres contingents en général (envisagés simplement comme objets de l'entendement) et un principe qui rattache ces êtres à un être nécessaire par de simples concepts, et tout cela est du ressort de la philosophie transcendante dont ce n'est pas encore ici la place.
    Mais une fois que l'on a commencé à se servir de la preuve cosmologique, en prenant pour fondement la série des phénomènes et leur régression suivant les lois empiriques de la causalité, on ne peut plus ensuite la quitter brusquement pour passer à quelque chose qui n'appartient pas du tout à la série comme membre. En effet, il faut qu'une cause, en qualité de condition, soit prise dans le même sens où a été prise la relation du conditionné à sa condition dans la série qui conduisait à cette condition suprême par une progression continue. Or, si ce rapport est sensible et appartient à l'usage empirique possible de l'entendement, la condition ou la cause suprême ne peut clore les régressions que d'après les lois de la sensibilité, et, par suite, que comme appartenant à la série du temps ; et l'être nécessaire doit être considéré comme le membre le plus élevé de la série du monde. Tant pis."

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